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Ma vision de l'ayurvéda à l'occidentale

Une médecine traditionnelle tellement logique


Quand j'ai découvert l'ayurvéda, il y a plus de 10 ans, j'ai tout de suite accroché avec cette médecine traditionnelle indienne. Je l'ai spontanément trouvée logique : tout ce que je découvrais semblait tomber sous le sens.


J'ai vraiment fait entrer l'ayurvéda dans mon quotidien quelques années plus tard, suite à mes deux grossesses, que j'ai à chaque fois vécues comme un cataclysme physique et mental.


Être thérapeute en ayurvéda avec un passif d'écolo


Mais avant de devenir thérapeute en ayurvéda, même avant de devenir maman, je suis "écolo" au plus profond de mon âme. Dieu que je déteste les étiquettes! mais il faut bien l'admettre, il y a 10 ans j'étais la caricature de l'écolo : pas question de prendre l'avion pour aller se dorer la pilule sous les tropiques (encore moins pour traverser la France!), si on a des enfants ça sera couches-lavables (ou pas d'enfant), les trajets du quotidien ça sera à pieds ou à vélo (et pas électrique parce que les batteries c'est caca-lithium et on n'est pas des feignasses), le zéro-déchet sera notre quotidien, l'électricité sera verte ou ne sera pas, et j'en passe...


Aujourd'hui... je m'arrange avec ma conscience. J'ai fini par accepter que la vie à la campagne est faite pour moi, mais que cela inclus de faire beaucoup de trajets en voiture. J'accepte de parfois prendre l'avion pour aller en vacances, parce que 3 jours de trajet avec 2 enfants, pour moi ce n'est pas gérable (je dois cumuler 12h d'avion en 8 ans). Je n'ai pas capitulé sur les couches lavables, mais j'ai accepté d'utiliser des couches jetables à chaque vacances, séjour... parce qu'en dehors de chez soi c'est plus délicat. Et le zéro déchet... eh bien on fait ce qu'on peut avec les contraintes du bord.


Mais même si je m'assouplis (un peu, mais je continue d'y travailler) avec les différents éléments qui s'intègrent dans mon existence, je reste au fond de moi la Laurène intransigeante qui veut impacter la planète le plus positivement possible.


Alors l'ayurvéda, c'est génial, mais il y a quelques points qui m'ont vite posé souci, notamment concernant tout ce qui est importé d'Inde, ou de loin d'une manière générale.


Adapter sa pratique


Dans ma pratique, je limite au maximum l'utilisation des plantes indiennes. En effet, beaucoup de plantes ayurvédiques sont produites ou cueillies en Asie, sans aucune contraintes réglementaires. Or, de plus en plus d'espèces végétales sont menacées (voir Plantes&Santé). Nous avons en Europe d'extraordinaires plantes, et je tends à n'utiliser que des plantes cultivables dans nos contrées, pour préserver toutes les biodiversité locales.


Il en va de même pour l'alimentation, même si n'importe quel thérapeute sera d'accord avec moi pour dire qu'il faut manger local et de saison. J'apporte au maximum à mes clients des solutions locales.


Je me pose également de nombreuses questions (et je n'ai pas forcément les réponses) concernant tous les accessoires importés : pour ma tenue de massage, vaut-il mieux acheter un pantalon traditionnel à un indien qui les fabrique lui-même à 5€, ou du local (donc si on va jusqu'au bout du raisonnement c'est lin ou chanvre) à 140€? Est-ce que toutes les pierres semi-précieuses que nous achetons sont réellement éthiques (qui me dit que ce ne sont pas des enfants qui les ramassent au-lieu d'aller à l'école?)? Quid du bol tibétain que j'ai acheté à une personne qui m'a certifié que là où il se fournit, c'est vraiment les meilleures conditions qui existent en local.


Alors plutôt que de chercher la réponse parfaite, eh bien je prends des bribes de réponses là où j'en trouve. Souvent ça sera dans les sciences de l'ayurvéda, et parfois ça sera dans mes connaissances en phytothérapie locale, mes connaissances sur le cycle menstruel, mes connaissances en développement personnel. Une palette d'outils pour répondre à vos besoins de la manière qui me convient le mieux.


à bientôt,

Laurène





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